Codex of Inks

Guides Lorcana · lecture 7 min · mis à jour le 11 octobre 2026

Winrate : combien de parties pour conclure ?

« 70 % de victoires avec ma nouvelle liste ! » Sur 10 parties, ce chiffre ne dit presque rien. Voici comment savoir à partir de quand un winrate devient fiable, et comment lire une fourchette.

Le hasard pèse plus qu'on ne croit

Une partie de Lorcana dépend de la pioche, de l'ordre de jeu, du deck adverse et de tes décisions. Même un deck parfaitement équilibré, à 50 % de victoires « réelles », alterne des séries : sur 10 parties, il n'est pas rare qu'il en gagne 7, ou seulement 3. Le winrate mesuré sur peu de parties est donc une estimation très imprécise du winrate réel.

La fourchette de confiance

Plutôt qu'un chiffre unique, on peut donner une fourchette : l'intervalle dans lequel se trouve probablement le vrai winrate. Codex of Inks utilise l'intervalle de Wilson à 95 %, une méthode qui reste juste même avec peu de parties et des résultats extrêmes. Quelques ordres de grandeur pour un winrate mesuré de 60 % :

Retiens l'ordre de grandeur : la précision s'améliore avec la racine carrée du nombre de parties. Il faut quatre fois plus de parties pour diviser la marge d'erreur par deux.

Comparer deux winrates

La question la plus fréquente n'est pas « mon deck est-il bon ? » mais « est-ce que cette carte, ce choix de mulligan ou ce matchup change quelque chose ? ». Pour comparer deux winrates, regarde si leurs fourchettes se chevauchent. Si elles sont nettement séparées, l'écart est fiable. Si elles se recouvrent largement, l'écart observé peut venir du hasard : il faut plus de parties avant de conclure.

C'est la règle qu'applique le panneau Combinaisons de Codex of Inks : un écart n'est qualifié de « fiable » que si les deux fourchettes ne se chevauchent pas, et de « à confirmer » sinon.

Le piège des comparaisons multiples

Si tu testes l'effet de 40 cartes différentes sur ton winrate, deux ou trois d'entre elles sortiront « significatives » par pur hasard. Plus on cherche, plus on trouve de fausses pistes. Quand un résultat surprenant apparaît au milieu de dizaines d'autres, considère-le comme une hypothèse à vérifier sur les parties suivantes, pas comme une conclusion.

Corrélation n'est pas causalité

Une carte jouée surtout dans les parties gagnées n'est pas forcément la cause de ces victoires. Les cartes chères, par exemple, sortent plus souvent dans les parties longues, que certains decks gagnent plus. Les statistiques de cartes indiquent des pistes ; c'est ta connaissance du jeu qui permet de les interpréter.

Repères pratiques